Céline BERCION - au coeur de la féminité sacrée
Dr en Sociologie et Psychologie sociale
Coach intégrale pour les femmes après 40 ans
Naturopathe holistique spécialisée dans la (péri)-ménopause

Formation, mentoring, coaching intégral et naturopathie holistique pour les femmes midlife

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Céline BERCION - au coeur de la féminité sacrée
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Problèmes gastriques et hélicobacter pylori : fonctionnement et traitements naturels sans IPP, sans antibiotiques et sans huile essentielle


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Une bonne digestion devrait nous laisser en forme après les repas. Hélas, 1 personne sur 2 dans le monde est confrontée à des symptômes de fatigue digestive comme des lourdeurs, du reflux gastro-oesophagien, des ballonnement après les repas ou encore des ulcères. Quoi que l'on en pense, ces symptômes ne pas normaux. Ces désagréments digestifs sont même possiblement des signaux d'alerte d'avant garde pouvant mener au cancer de l'estomac et du duodénum.

La mauvaise haleine, les ballonnements, les flatulences et les éructations qui vous gâchent la vie sont des symptômes de fatigue digestive à ne pas prendre à la légère. Derrière tous ces désagréments, c'est souvent le même coupable qui est à l'oeuvre :  helicobacter pylori.

Dans cet article, je vous présente ces mécanismes à l'oeuvre et vous propose des solutions pérennes et efficaces pour - enfin - endiguer hélicobacter pylori. 

Helicobacter Pylori : une bactérie unique aux nombreux visages

Helicobacter pylori est une bactérie et plus précisément est un bacille Gram négatif qui vit dans l'estomac. Elle est extrêmement commune puisque l'on considère que la moitié de la population mondiale en est porteuse. Les chiffres sont identiques pour la France : 1 français sur 2 est porteur. A ce jour, être porteur d'helicobacter pylori n'est pas considéré comme une maladie ni comme une infection. Les symptômes sont souvent peu perceptibles, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il n'y a pas d'impact sur le santé. Lorsqu'il y a présence de symptômes plus ou moins agréables, ces derniers ne sont pas considérés comme une problématique primordiale par le milieu médical en France. C'est seulement lorsque la charge infectieuse va être importante, que les symptômes cliniques vont être marqués que l'on va basculer dans le domaine pathologique. 

Elle s'attrape par transmission de la mère à l'enfant et / ou par des aliments mal lavés. Plus globalement, le mode d'infection est lié à la promiscuité et au mode de vie.

Notons qu'après l'âge de 60 ans, il y a une augmentation croissante de l'infection. Notons également que l'âge à la primo-infection a lieu durant les premières années de vie, à savoir les 10 à 15 premières années. Autrement dit, si la primo-infection a lieu dans les premières années de vie sans symptômes, la charge infectieuse va s'amplifier avec le temps et la charge pathogène infectieuse va pleinement avoir lieu en vieillissant.  

Helicobacter pylori a une forme spiralée, particulièrement bien profilée pour se visser dans la paroi stomacale avec ses nombreuses flagelles qui lui permettent de se déplacer (à la manière d’un spermatozoïde). Lorsqu'elle se dévisse, elle arrache alors avec elle un morceau de la muqueuse : c'est l’apparition d’un ulcère au niveau de cette muqueuse. 

Helico bacter se développe dans l'estomac lorsque les conditions sont optimales pour elle, à savoir une acidité plus faible que la normale. Un pH gastrique normal se situe entre 1 et 2. Lorsque le pH de l'estomac est trop faible, environ 3-4, Helicobacter pylori va pouvoir s'implanter dans ce milieu qui lui est alors devenu favorable. C'est la seule bactérie à pouvoir se développer en milieu acide. Elle peut également se loger dans les gencives et être la source de désagréments majeurs comme la parodontite (mais je ne développerai pas ici cet aspect dans cet article).

 

Helicobacter pylori présente une action à double impact, qui est délétère pour la santé :

- au niveau de la muqueuse gastrique. Ce qui est fascinant, c'est de comprendre à quel point sa capacité à se développer en milieu acide va entraîner la sécrétion de déchets acides qui vont être délétères pour la santé de la muqueuse gastrique. Ces produits de dégradation sont très hostiles pour la muqueuse. 

- au niveau du taux d'acidité gastrique. Parallèlement, helicobacter pylori va neutraliser l'acidité de l'estomac et entraver le fonctionnement des pompes à protons présentes au niveau des cellules pariétales et indispensables pour la sécrétion de l’acide chlorhydrique. Concrètement, la redoutable helicobacter pylori va sécréter de l'uréase, produisant alors de l'ammoniaque, ce qui va basifier le pH de l'estomac et altérer profondément la muqueuse gastrique avec des manifestations inconfortables pour celui qui les vit (RGO, gaz, gastrite, etc.). Plus précisément, Helicobacter Pylori produit une enzyme qui va transformer l'urée qui se trouve dans les protéines que nous mangeons en CO2+NH3. Ce NH3 est une base qui va se lier à l’H+ de l’HCL gastrique pour le neutraliser et former du NH4 qui est moins acide . Ce NH4, qui se trouve autour de la bactérie, va tranquillement l’abriter de l’acidité gastrique, lui permettre de vivre dans notre estomac et détruire tranquillement la muqueuse gastrique. 

Ces deux phénomènes décris précédemment semblent paradoxaux : on peut tout-à-fait avoir une inflammation au niveau du cardia avec un taux d'acide chlorydrique très élevé source de RGO et un pH gastrique trop bas qui lui permet de s'implanter encore plus massivement dans la muqueuse stomacale. Un véritable cercle vicieux qui s'avère être un casse-tête de taille dans la prise en charge thérapeutique. 

 

Enfin, helicobacter pylori est la principale cause des inflammations de l’estomac donnant lieu à la fameuse gastrite voire à un ulcère de l’estomac et du duodénum. Cette bactérie pas très sympa peut même possiblement mener au cancer de l’estomac et du duodénum justement à cause de cette inflammation chronique de la muqueuse stomacale. Helicobacter pylori est à la source de nombreux désagréments digestifs et a un impact sur les maladies systémiques. 

La digestion est la base de notre santé

La digestion peut être considérée comme la fonction centrale de notre corps. Elle nous permet de nous recharger en énergie et en matériaux de construction divers pour nos cellules. La digestion participe également à l’élimination des déchets toxiques.

 

Petit rappel des processus de digestion entre la bouche et l'estomac

Dans la bouche, de part la mastication et la libération d'enzymes salivaires - notamment l'amylase -, les aliments subissent déjà quelques transformations et commencent à être pré-digérés. 

Les aliments passent ensuite dans l’œsophage vers l’estomac où le bol alimentaire prend le nom de chyme. À cet endroit, par brassage et péristaltisme, le chyme est mélangé aux sucs gastriques composés d’acide gastrique (HCL) et de pepsine, enzyme ayant pour rôle de décomposer les protéines. La digestion au niveau de l’estomac se fait dans un milieu acide.

 

Rôle majeur de l’acide chlorhydrique (HCL) 

Les cellules gastriques des parois de l’estomac peuvent produire environ deux litres d’acide chlorhydrique par jour. Son pH optimal se situe entre 1 et 3. Pour se protéger des éléments chimiques puissants qu’il produit, l’estomac sécrète un mucus, à l’épreuve de l’action de la pepsine et du HCL. 

Le HCL remplit plusieurs rôles physiologiques indispensables :

  • Détruire la majorité des microorganismes nuisibles qui pourraient pénétrer dans le tube digestif;
  • Avoir une action mécanique au niveau du sphincter gastro-œsophagien : une acidité suffisante constitue un signal indiquant que le sphincter doit se refermer;
  • Activer les enzymes digestives dont la conversion du pepsinogène en pepsine;
  • Stimuler le pancréas à libérer ses sucs digestifs riches en ions bicarbonates et en enzymes;
  • Stimuler la vésicule biliaire à libérer de la bile pour la digestion des lipides;
  • Faciliter et accroître l’absorption de plusieurs vitamines et minéraux ; 
  • Aider à digérer adéquatement les protéines en stimulant la sécrétion de pepsine
  • Favoriser  la digestion des glucides et des matières grasses, en particulier les vitamines liposolubles A et E, en stimulant la libération d'enzymes pancréatiques
  • Faciliter et accroître l'absorption de plusieurs vitamines et minéraux
  • Aider à neutraliser les infections à levures (candidoses) en empêchant la prolifération des levures et des bactéries indésirables
  • Contrôler la vidange de l'estomac et la motilité gastrique

Sans l’action fongicide et bactéricide de l’acide chlorhydrique, nous augmentons le risque de multiplication des agents pathogènes et infectieux. On retrouve d’ailleurs une association étroite entre l’hypochlorhydrie - pH à 3 ou 4 - et la prolifération bactérienne du grêle. En corollaire, lorsqu'une personne présente un faible taux d'acidité gastrique - pH à 3 ou 4 - , il y a donc un risque que les pathogènes ingérés ne puissent pas être traités ou éliminés correctement avant que le bol alimentaire parvienne à l'intestin grêle et au gros intestin (là où les nutriments sont absorbés).  À ce stade, les substances indésirables peuvent perturber l'équilibre de la flore intestinale et causer éventuellement des problèmes comme un SIBO, des allergies alimentaires et de l'inflammation chronique.

 

Nous ne pouvons pas passer en revue ici toutes les maladies digestives possibles et ce n’est pas notre but. Nous voulons seulement évoquer les troubles digestifs courants qui s’installent sans que l’on y prête trop attention, le plus souvent par manque d'HCL qui engendre la colonisation par helicobacter pylori.  En voici quelques symptômes :

- mauvaise haleine,

- ballonnements,

- reflux acides,

- troubles du transit et autres douleurs abdominales,

- ulcères,

- éructations et flatulences,

- diarrhée,

- rougeurs de peau,

- carence en fer,

- candidose chronique, 

- sensation de fatigue, etc. 

 

Pire, un faible taux d'acidité gastrique peut alors empêcher le fractionnement adéquat des aliments, en particulier les aliments qui ont une teneur élevée en protéines. Cela réduit alors la quantité d'éléments nutritifs pouvant être assimilés par l'organisme. Et on peut se retrouver en état de malnutrition alors même que l'on mange correctement. 

Au-delà, un faible taux d'acidité gastrique est aussi associé à de nombreux problèmes de santé chronique. Ceux-ci sont bien souvent à l’origine de maladies que l’on pourrait croire sans rapport avec l’alimentation et la digestion. Et pourtant. Il peut s’agir de douleurs et inflammations articulaires comme l'arthrite rhumatoïde, de problèmes de peau comme l'eczéma, de mauvais fonctionnements hormonaux comme la maladie de Basedow, de fatigue, de troubles de l’humeur, d’allergies respiratoires comme l'asthme, etc…

Les causes d'un manque d'acidité gastrique chronique qui favorisent la colonisation d'helicobacter pylori

Quels sont les facteurs qui causent une faible acidité gastrique ?

Comment est-il possible qu’il y ait une réduction de la production d’acide chlorhydrique et donc une diminution du pH alors ?

De nombreux facteurs sont à l'oeuvre dans la baisse du HCL (acide chlorhydrique) gastrique :

  • L'âge est l'un des principaux facteurs contribuant à la diminution de la sécrétion d'acide gastrique. Des études ont montré que les personnes plus âgées, c'est-à-dire de plus de 60 ans, constatent une baisse substantielle de la production d'acide gastrique,
  • Une utilisation abusive et au long court de médicaments antiacides comme les IPP (Omeprazole, Losec, Prevacid, Dexilant, Nexium, Pantoprazole, Pantoloc, etc.) qui diminue drastiquement le HCL (un comble !), 
  • Une infection causée par la bactérie helicobacter pylori qui va réduire la motricité gastrique et la sécrétion d’acide,
  • Des troubles de l’hypophyse : lorsque cet organe fonctionne mal, la voie de communication hormonale entre la gastrine et l’histamine peut être altérée;
  • La consommation excessive de café de façon chronique stimule l’estomac à sécréter de grande quantité d’HCL. Ceci peut à la longue irriter l’estomac et son fonctionnement, et mener à une diminution de la production d’acidité de l’estomac.
  • Le manque de mastication : le fait de mastiquer insuffisamment les aliments, dont les protéines, privera l’estomac d’une prédigestion mécanique de celles-ci. Il y aura alors un besoin croissant de sécréter davantage d’acide chlorhydrique pour digérer correctement ces protéines mal broyées. Ce qui amènera à long terme un épuisement des sécrétions gastriques, voire pancréatiques,
  • Du stress chronique par une stimulation excessive du système nerveux sympathique qui s’oppose au parasympathique (nerf vague) et donc fait obstacle à la digestion,
  • Dans les cas d'hypothyroïdie par manque de T3 qui est pourtant nécessaire afin de stimuler la synthèse d’acide chlorhydrique, d’enzymes et pour une bonne vidange gastrique,
  • Une consommation avec excès de liquides au repas surtout les boissons gazeuses et froides
  • Une consommation excessive d'alcool,
  • La prise de certains antibiotiques,
  • Des troubles alimentaires comme la malnutrition,
  • Les régimes très pauvres en calories.
  • Une carence en zinc et en chlorure de sodium (nécessaire à la fabrication de l’acide),
  • Une gastrite auto-immune,
  • L'utilisation d’eau bicarbonaté au repas (Vichy, etc.) car cela tamponne l’acide de l’estomac,
  • Une intoxications aux métaux lourds.

Comment optimiser son taux d’acide gastrique et sa digestion ?

Comme nous l’avons vu précédemment, les habitudes de vie peuvent avoir un impact sur la production d’HCL et nos capacités digestives. La première approche sera donc d’améliorer nos habitudes de vie.

Corriger de mauvaises habitudes alimentaires et adopter une alimentation saine et équilibrée est  primordial mais pas suffisant pour améliorer la sécrétion d'acide gastrique et la ramener à un niveau adéquat : 

  • Développer une saine routine de gestion du stress (cohérence cardiaque, méditation, etc.),
  • Mastiquer suffisamment,
  • Prendre le temps de s’arrêter pour manger, dans le calme, et être « présent » à notre repas. Le simple fait de manger en conscience, de prendre le temps de mastiquer et de mieux gérer son stress en respectant ses limites peut faire une grande différence sur notre digestion,
  • Équilibrer l’alimentation selon vos goûts et votre profil,
  • Revoir la consommation de café et d'alcool,
  • Éviter les aliments transformés,
  • Faire davantage d'exercice,
  • Consommez davantage d'aliments fermentés riches en probiotiques, comme le kimchi et le kombucha,
  • En ce qui concerne les boissons, éviter de trop boire d’eau pendant les repas. Cela dilue les sécrétions gastriques. Un verre d'eau suffit amplement,
  • Réduisez votre consommation d'aliments acides pouvant aggraver les symptômes (tomates, etc.)
  • Consommer suffisamment d’aliments riches en zinc en supplémentant au besoin
  • Consommer des végétaux crus et des aliments lactofermentés, notamment avant les repas, pour apporter un soutien enzymatique. Important de manger cru ET cuit;
  • Consommer des plantes « amères » : gingembre frais, menthe poivrée, gentiane, boldo, absinthe, fenouil, pissenlit, endives, chardon-marie. Des études confirment la capacité de ces plantes à augmenter l’écoulement des sucs digestifs, y compris l’acide chlorhydrique, la bile, la pepsine, la gastrine et les enzymes pancréatiques.
  • Diminuer le sucre sur un court terme : pour éviter les fermentations des sucres complexes par des bactéries en prolifération, le temps de remettre en place un bon processus digestif, surtout en cas de SIBO et reflux, 
  • Éviter les aliments trop froids et des boissons glacées.

 

Par ailleurs, il n’y a quasiment jamais une seule cause ni une seule façon de traiter les troubles digestifs. Il est donc nécessaire d'avoir une vision globale des choses (et surtout des causes) pour trouver les éléments à modifier ou à apporter afin d’améliorer la situation, différente pour chaque personne. Si vous soupçonnez un déséquilibre de votre taux d’acidité gastrique et que vous présentez des inconforts digestifs, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un.e vrai.e naturopathe des temps modernes. 

Les solutions pérennes pour en finir avec helicobacter pylori, sans utiliser les huiles essentielles

Souvent, après un diagnostic fait par un test respiratoire à l'urée, la thérapie médicale conventionnelle principale est une antibiothérapie médicamenteuse. Ce traitement à base d'antibiotiques vous sera prescrit par votre médecin.

Néanmoins, face au phénomène d'antibiorésistance et aux effets secondaires des médicaments antibiotiques et anti acides parfois très inconfortables , il peut être intéressant d'explorer les réponses proposées par les médecines complémentaires. 

L'aromathérapie, la phytothérapie et la micronutrition offrent des solutions intéressantes qui peuvent être utilisées en première intention avant l'antibiothérapie ou après le traitement pour consolider le terrain. Plusieurs remèdes naturels existent pour éradiquer helicobacter pylori. 

Les huiles essentielles (HE) issues de plantes aromatiques comme le thym à thymol et le thym à linalol, l’origan compact ou encore la menthe poivrée seront particulièrement efficaces sur l’helicobater pylori grâce à leurs propriétés digestives, antibactériennes et immunostimulantes. J'ai une nette préférence pour l'HE d'origan compacte (origanum compactum) et seulement celui-là. De nombreuses études démontrent son efficacité redoutable sur hélicobacter pylori. Une cure d’au moins 3 semaines avec des bourgeons de figuier constitue une excellente synergie pour endiguer la bactérie, prendre soin de la muqueuse intestinale et réguler l’axe cortico-hypathalamo-hypophysaire (le figuier régule la nervosité). Le problème avec l'HE d'origan compact, c'est que l'on ne peut l’utiliser de façon prolongée car elle peut fatiguer l’activité hépatique, surtout sur des foies un peu "mollassons".  L’utilisation de cette HE ne convient donc pas à tout le monde. Avant de vous auto-médiquer, ayez le bon réflexe est de s'adresser à votre naturopathe qui est formé.e à l'aromathérapie.

Il en va de même pour l’extrait de pépin de pamplemousse. Je le recommande peu car il a de nombreux effets secondaires avec les autres médicaments ainsi que la pilule contraceptive. Il peut y avoir des incidences majeures.

Voici des alternatives intéressantes qui n’impactent pas le foie et qui éradiquent puissamment helicobacter :

  • La feuille d'artichaut protège le foie et stimule la sécrétion de bile,
  • Le fruit du chardon-marie est un puissant agent hépatoprotecteur,
  • La feuille de boldo facilite la digestion et stimule la sécrétion de bile,
  • La gentiane ainsi que le gingembre sont mes plantes favorites pour relancer le feu digestif,
  • Le vinaigre de cidre non pasteurisé,
  • Un statut en vitamine B12 et acide folique dans les normes très hautes du labo et un statut martial dans la moyenne du labo (une carence en fer découle souvent de l'hypochlorhydrie),
  • La racine de pissenlit contient des antioxydants et aide à réduire l'inflammation,
  • Une cure de bétaïne HCL (forme dilué d’acide chlorhydrique) sera bénéfique pour augmenter votre pH stomacal,
  • L'acide glutamique est également une poste intéressante,
  • Une prise de zinc et de carnosine en synergie pour cicatriser la muqueuse gastrique, 
  • Etc.

En conclusion 

Notre digestion est bien le pilier central de notre santé car même une bonne alimentation sera inefficace si nous l’absorbons mal. La digestion est au coeur de notre santé. Dans ce sens, nous sommes certes ce que nous mangeons mais nous sommes surtout ce que nous digérons. 

Si la cause du problème est momentanée ou si le corps réussit à l’éliminer tout seul, le problème sera réglé. Il n’en va pas de même lorsque les troubles digestifs sont quasi permanents et/ou installés depuis longtemps. 

Comme nous venons de le voir, la solution aux problèmes chroniques de digestion est rarement la prise d’un médicament mais plutôt un ensemble de mesures visant à améliorer sa santé digestive. Se contenter de calmer momentanément ses problèmes digestifs avec des anti-acides, antibiotiques, anti-ballonnement ou anti-douleurs n'est pas une solution pérenne, bien au contraire. Ces symptômes sont de vrais signaux d'alarme relatifs à un épuisement digestif ; ils signifient que notre corps souffre d’un mauvais équilibre digestif. La présence d'helicobacter pylori est un symptôme majeur de la réduction d’acide stomacal.

Il faut donc rétablir cet équilibre avant qu’il n’entraîne d’autres problèmes sur notre santé. C'est là tout l'enjeu d'un accompagnement avec un.e naturopathe professionnel.le.

Votre naturopathe est là pour vous accompagner vers une meilleure hygiène de vie ainsi que dans le travail spécifique d'une restauration de votre santé digestive. 

 

Eveille-toi à ta santé et à ton soleil intérieur

Céline BERCION, naturopathie, coaching et pratique des médecines complémentaires

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