"J’ai besoin de liberté" : autonomie affective ou incapacité à rester en couple ?
Introduction - La liberté n’est pas toujours ce qu’elle prétend être
"J’ai besoin de liberté". Vous avez déjà entendu cette phrase qui n’est ni neutre, ni anodine ?
Dans la clinique du couple, elle surgit presque toujours au même moment : lorsque le lien cesse d’être confortable et commence à engager. Lorsque rester implique plus que ressentir. Lorsque aimer devient une expérience qui transforme.
Aujourd’hui, la liberté est devenue un mot refuge. Un mot socialement valorisé, psychiquement rassurant et moralement incontestable. Mais derrière ce mot, tout ne se vaut pas. Car il existe une liberté qui ouvre, et une liberté qui évite. Une liberté qui permet de rester en lien sans se perdre.
Et une autre (beaucoup plus répandue) qui sert surtout à se soustraire à ce que le lien réveille : dépendance, vulnérabilité, exposition émotionnelle, perte de contrôle.
Dans ma pratique, je le constate chaque jour dans mon cabinet : ce qui est nommé liberté n’est pas toujours un élan de maturité. C’est parfois même une stratégie de protection, élégante certes, légitimée par beaucoup, mais souvent très coûteuse. Le corps le sait avant la pensée. Le désir le signale avant les mots et la relation finit par le payer.
L’enjeu n’est donc pas de défendre ou de condamner la liberté. Dans cet article, l’enjeu est de la situer. Non pas du côté des idées, mais du côté de ce qu’elle produit concrètement dans le lien, dans le corps, dans la sexualité, dans la répétition des histoires d’amour.
La vraie question n’est ainsi pas : ai-je besoin de liberté ? Elle est en fait bien plus dérangeante et bien plus décisive : est-ce que je suis libre de rester quand le lien devient exigeant ou est-ce que je pars pour ne pas ressentir ? Et c’est à cet endroit précis (là où la liberté cesse d’être un slogan pour devenir un révélateur de soi et de l'autre) que commence ce travail.
Partie 1 - La liberté relationnelle : rester par choix, pas par peur
Dans le langage courant, la liberté amoureuse est souvent confondue avec l’absence de dépendance.
Ne rien devoir, ne rien risquer et pouvoir partir à tout moment. Certes. Mais, cliniquement, cette définition ne tient pas.
La liberté relationnelle ne se mesure pas à la capacité de rompre, mais à la capacité de rester engagé sans se dissoudre, de traverser le lien sans se perdre. Autrement dit, la liberté n’apparaît pas contre la relation, mais à l’intérieur de celle-ci.
C’est précisément ce que John Bowlby avait déjà mis en évidence dans sa théorie de l’attachement : ce n’est pas l’absence de lien qui rend libre, mais la sécurité intérieure qui permet d’oser le lien sans panique.
Lorsque l’attachement est suffisamment sécure, la relation n’est plus vécue comme une menace pour l’identité, mais comme un espace d’exploration, de différenciation et de croissance.
Sur le plan clinique, une personne véritablement autonome affectivement peut :
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s’engager sans se sentir piégée,
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exprimer ses besoins sans peur d’être abandonnée,
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supporter la frustration sans passer immédiatement à l’acte,
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rester présente dans le conflit sans fantasmer la sortie comme seule issue.
À l’inverse, lorsque cette sécurité intérieure fait défaut, la relation est rapidement vécue comme une contrainte. Ce n’est alors pas l’amour qui est en cause, mais la peur d’être affecté, transformé, dépendant. C’est précisément ici que la confusion s’installe : ce qui est présenté comme un besoin de liberté peut en réalité traduire une incapacité momentanée à soutenir le lien.
Dit autrement : la liberté relationnelle n’est pas un refus de l’engagement ; c’est avant tout la capacité psychique de l’habiter sans se trahir. Et c’est précisément cette distinction (entre autonomie affective et fuite du lien) qui constitue le cœur de cet article.
On pourrait s’arrêter là et conclure que la liberté relationnelle est une compétence affective à développer. C'est simple et compréhensible. Mais, en pratique, quelque chose résiste. Car si la liberté était réellement synonyme d’autonomie affective, elle ne surgirait pas toujours au même moment (à savoir quand le lien se densifie, quand l’engagement se précise, quand rester devient plus impliquant que séduire).
Or, c’est précisément à cet endroit que la question change de nature. Ce qui est nommé besoin de liberté ne renvoie plus alors à une capacité à être en lien, mais à une difficulté à le soutenir dans la durée.
Autrement dit, le problème n’est plus l’engagement amoureux mais ce que l’engagement réveille intérieurement : dépendance, vulnérabilité, perte de contrôle, exposition émotionnelle.
C’est ici que la liberté cesse d’être un espace de choix pour devenir, parfois, une stratégie de protection contre le lien. C’est ce basculement (souvent invisible et vraiment souvent déterminant) que la partie suivante propose d’explorer.
Partie 2 - Quand la liberté devient une stratégie de protection
Fuir le lien pour ne pas ressentir
C’est ici que la confusion devient la plus coûteuse. Dans la clinique, le besoin de liberté n’apparaît pas au hasard. Il surgit rarement au début d’une relation. Il se manifeste lorsque le lien commence à engager : quand l’autre devient fiable, quand la relation s’inscrit dans la durée, quand l’intimité cesse d’être un jeu pour devenir une réalité.
À ce moment-là, ce qui est présenté comme un besoin d’air n’est plus toujours l’expression d’une autonomie affective. C’est d'ailleurs souvent le signe d’une difficulté à soutenir la proximité émotionnelle. Cliniquement, cela se traduit par des phénomènes très concrets :
-
une montée d’angoisse quand l’autre se rend disponible,
-
une irritation diffuse face aux attentes relationnelles,
-
une perte de désir dès que la relation devient sécurisante,
-
un sentiment d’étouffement difficile à expliquer rationnellement.
En fait, ce que ces personnes cherchent à fuir n’est pas l’autre en tant que tel, mais l’expérience interne que le lien provoque. C’est précisément ce que met en lumière Jean-François Noël lorsqu’il décrit la peur d’aimer non comme un rejet de l’amour, mais comme une peur de la dépendance affective saine. Aimer implique de compter, d’être affecté, de ne pas tout maîtriser. Pour certains sujets, cette réalité est vécue comme une menace identitaire.
Dans ces situations, la liberté fonctionne comme une justification psychique socialement acceptable. Elle permet de se retirer sans avoir à nommer la peur, la vulnérabilité ou l’histoire relationnelle sous-jacente.
Or, cette stratégie a un coût. Car fuir le lien pour ne pas ressentir ne libère pas : cela empêche la transformation. Les travaux cliniques de Nicole Guédeney montrent d'ailleurs que l’insécurité d’attachement ne se manifeste pas seulement par des pensées conscientes, mais par des réactions neuro-émotionnelles automatiques : évitement, sidération, hypercontrôle.
La relation amoureuse agit alors comme un déclencheur, réveillant des mémoires affectives anciennes que le sujet n’a jamais pu élaborer.
Dans ce contexte, le discours sur la liberté vient après coup, pour rationaliser une réponse corporelle et émotionnelle déjà activée. Ce qui est vécu comme un choix est parfois une réaction de survie.
Le point clinique décisif est là : ce n’est pas la liberté qui pose problème, mais l’impossibilité momentanée de rester présent à ce que le lien réveille.
Tant que cette confusion n’est pas clarifiée, la répétition est inévitable. La personne change de partenaire, de configuration, de contexte… mais retrouve toujours le même point de bascule : celui où aimer commence à toucher quelque chose de trop sensible.
C’est pourquoi cette partie est centrale : elle déplace la question de "pourquoi je pars" vers "qu’est-ce que je ne peux pas encore ressentir en restant".
Partie 3 - Corps et désir : quand la fuite devient visible
C’est rarement la tête qui décide en premier. Quand une personne dit "j’ai besoin de liberté", le corps a déjà voté.
Dans la clinique du couple, le scénario est presque toujours le même : la relation démarre bien, parfois très bien. Le désir est là, l’excitation aussi. Puis, à mesure que le lien devient fiable, présent, engageant, quelque chose se déplace. Silencieusement. Le désir s’étiole, le corps se ferme, le contact devient trop. Et l’autre, soudain, dérange. L’autre est soudain vécu comme "trop présent", "trop proche", "trop demandeur".
Ce moment est clé.
Car ce n’est pas l’amour qui pose problème, mais ce qu’il implique corporellement.
Les sexologues comme Claude Crépault l’ont montré depuis longtemps : le désir durable ne repose pas sur l’intensité ni sur la nouveauté, mais sur la capacité à soutenir une intimité réelle. Or l’intimité n’est pas neutre. Elle expose. Elle touche. Elle transforme.
C’est précisément là que certaines personnes décrochent.
Non pas parce qu’elles ne désirent plus, mais parce que le désir relationnel exige quelque chose qu’elles ne peuvent pas encore tolérer : être affectées, traversées, vues dans leur vulnérabilité.
Dans ces cas-là, le corps devient un allié de la fuite. Il coupe le désir, crée de la distance, fabrique du dégoût ou de l’agacement. Et la pensée arrive ensuite pour mettre des mots socialement acceptables sur cette réaction : besoin d’air, envie de liberté, peur de l’enfermement.
Pourtant, cliniquement, ce qui est évité n’est pas la relation. C’est une sexualité incarnée, où il n’est plus possible de se cacher derrière la performance, la nouveauté ou le fantasme.
En d'autres termes, ce n’est pas la sexualité qui pose problème, mais la sexualité relationnelle. Celle qui ne permet plus de se cacher derrière la performance, la nouveauté ou le fantasme. Celle qui implique une présence réelle, imparfaite, incarnée.
Comme le rappelle Alain Héril, la sexualité engagée implique une perte de contrôle. Elle oblige à composer avec l’autre tel qu’il est, et avec soi tel que l’on est, sans masque. Pour certains sujets, cette expérience est vécue comme une véritable menace identitaire.
La fuite relationnelle devient alors une solution élégante. Elle permet d’éviter une intimité qui ferait tomber les défenses. Ce qui est donc nommé liberté masque, parfois, une réalité beaucoup plus inconfortable : la peur d’une rencontre corporelle qui transforme.
Autrement dit, certaines ruptures ne visent pas à retrouver de l’air mais à échapper à une expérience corporelle du lien devenue trop engageante.
C’est pourquoi toute lecture du couple purement psychologique ou idéologique de la liberté est insuffisante.
Sans la prise en compte du corps, sans la prise en compte du désir, on passe à côté de l’essentiel.
Car c’est là, précisément, que la difficulté à rester en couple devient la plus visible et, paradoxalement, la plus évitable.
Nota :
Besoin de liberté ou fuite du lien ? 5 signaux corporels à observer
Le besoin de liberté peut masquer une difficulté à rester en couple lorsque :
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Le désir sexuel chute systématiquement dès que la relation devient stable.
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Le corps se tend ou s’anesthésie au moment de l’intimité.
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Le sentiment d’étouffement apparaît sans événement déclencheur clair.
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L’idée de s’engager provoque plus d’angoisse que de joie.
-
La rupture soulage temporairement… avant que le même scénario ne se répète.
Ces signaux ne sont ni des défauts ni des diagnostics. Ils indiquent souvent que le lien réactive quelque chose qui demande à être travaillé plutôt qu’évité. C'est d'ailleurs l'un des enjeux majeurs d'une thérapie de couple / psychothérapie spécialisée dans le lien amoureux.
Partie 4 - On ne fuit jamais seul : loyautés invisibles et scénarios hérités
Réduire la difficulté à rester en couple à un trait individuel serait une erreur clinique car le lien ne se vit jamais en solitaire. Il se construit, se maintient et se dérègle dans une interaction permanente.
Autrement dit : on ne fuit pas seulement parce qu’on est comme ça ; on fuit aussi parce que la relation nous place quelque part et que cette place est devenue intenable.
Loyautés héritées… mais rejouées au présent
Bien sûr, les loyautés transgénérationnelles pèsent. Les travaux de Ivan Boszormenyi-Nagy ont montré combien nos engagements amoureux sont traversés par des fidélités invisibles : à une histoire familiale, à une dette affective, à une manière apprise de survivre au lien. Et certaines personnes portent, sans même le savoir, des injonctions silencieuses :
-
ne dépendre de personne,
-
ne jamais avoir besoin,
-
partir avant d’être quitté.
D’autres, au contraire, sont loyales à d’autres mythes :
-
tenir coûte que coûte,
-
réparer l’histoire familiale,
-
sauver l’autre pour exister.
Mais s’arrêter à l’héritage serait insuffisant. Car ces loyautés ne vivent que parce qu’elles sont activées dans l’ici-et-maintenant de la relation.
La danse interactionnelle : ce que chacun fait pour que le système tienne
Les approches systémiques interactionnelles, notamment issues de l’école de Palo Alto, montrent que ce sont souvent les tentatives de solution qui entretiennent le problème. Oui, je sais, c'est contre-intuitif et pourtant ...
Prenons une scène banale : l’un exprime un besoin de proximité. L’autre se sent envahi et prend de la distance.
Le premier insiste, rassure, demande. Le second étouffe davantage… et s’éloigne encore.
Personne n’a tort. Mais chacun confirme malgré lui la peur de l’autre.
Et dans cette danse :
-
celui qui fuit protège son autonomie,
-
celui qui reste protège le lien,
-
et le système se stabilise… au prix de la souffrance.
Comme l’a montré Salvador Minuchin, ces positions se rigidifient rapidement : plus l’un bouge, plus l’autre se fige dans son rôle. Ce n’est plus un choix conscient, mais une fonction systémique.
Le corps comme régulateur silencieux du système
Ce qui est souvent oublié dans les lectures systémiques trop conceptuelles, c’est que le corps est un acteur central du système. Le corps sait très bien quelle place il occupe :
-
Corps qui se tend quand l’autre se rapproche trop.
-
Corps qui s’épuise à force de contenir.
-
Corps qui coupe le désir pour réguler une proximité devenue dangereuse.
Ces réactions ne sont pas des caprices. Elles sont des tentatives de régulation. Et dans cette perspective, la fuite n’est pas seulement une décision psychique ou idéologique : c’est souvent une réponse corporelle à une place relationnelle devenue insoutenable.
Ni le fuyant, ni le restant : deux stratégies de survie
Il est essentiel de le dire clairement : rester n’est pas toujours plus mature que partir.
Celui qui reste peut aussi être prisonnier :
-
d’une peur de la séparation,
-
d’une identité construite dans le lien,
-
d’une loyauté à la souffrance ou au sacrifice.
Celui qui part, lui, protège parfois :
-
son intégrité psychique,
-
son espace vital,
-
ou un corps saturé.
Dans les deux cas, il ne s’agit pas de choix libres, mais de stratégies de survie relationnelle.
Quand le social renforce la répétition
À cela s’ajoute un facteur souvent sous-estimé : le contexte social. La psychologie sociale montre combien la norme contemporaine valorise :
-
l’autonomie,
-
l’indépendance,
-
la capacité à se détacher rapidement.
Dans ce cadre, la fuite est souvent socialement légitimée, tandis que la dépendance affective saine est disqualifiée. Et ce contexte renforce les scénarios : ce qui était déjà difficile à soutenir psychiquement devient encore plus coûteux à assumer socialement.
Avant le choix, la perte
C’est ici qu’un point crucial doit être nommé. On parle souvent de choix conscient trop rapidement.
Sortir d’un scénario systémique implique toujours une perte secondaire :
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perdre une identité relationnelle connue,
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renoncer à un rôle familier,
-
accepter un vertige intérieur.
Tant que cette perte n’est pas reconnue, la répétition persiste.
La transformation commence non pas quand on décide de rester ou de partir mais quand on accepte de ne plus jouer automatiquement le rôle que le système attend de nous.
C’est à ce prix (exigeant, inconfortable ET profondément incarné) que le lien peut cesser d’être un lieu de répétition pour devenir, enfin, un espace de choix véritable.
FAQ
1. Avoir besoin de liberté signifie-t-il qu’on n’aime plus ?
Non. Le besoin de liberté ne dit pas toujours quelque chose du sentiment amoureux. Il peut signaler une difficulté à soutenir l’engagement, l’intimité ou la dépendance affective saine.
2. Pourquoi certaines personnes n’arrivent-elles pas à rester en couple ?
Parce que le lien réactive parfois des peurs anciennes, des loyautés familiales invisibles ou des scénarios relationnels hérités. Ce n’est pas un manque d’amour, mais une difficulté à rester présent.
3. La perte de désir est-elle liée à la peur de l’engagement ?
Très souvent, oui. Le désir relationnel implique vulnérabilité et exposition émotionnelle. Quand cette intimité devient trop engageante, le corps peut se retirer avant même que la pensée n’en comprenne la raison.
4. La fuite relationnelle est-elle une forme d’autonomie ?
Pas toujours. Elle peut être une stratégie de protection face à l’angoisse du lien. La véritable autonomie affective permet de rester sans se perdre et pas seulement de partir.
5. Comment sortir des ruptures à répétition ?
En travaillant ce qui se répète dans la relation : loyautés transgénérationnelles, peur de la dépendance, scénarios inconscients. Cela nécessite souvent un accompagnement thérapeutique du lien.
Conclusion - La liberté ne se prouve pas en partant
La liberté amoureuse ne se démontre pas par la capacité à rompre. Elle ne se mesure pas au nombre de portes laissées ouvertes, ni à la facilité avec laquelle on se retire quand le lien devient inconfortable. Elle n’est ni l’absence de contraintes, ni la possibilité de partir à tout moment.
Cliniquement, cette définition est un leurre car la liberté commence ailleurs.
Elle commence lorsque l’on peut rester sans se perdre, lorsque l’on peut partir sans fuir, lorsque l’on cesse de confondre protection / autonomie / survie relationnelle et choix conscient.
Ce que beaucoup appellent liberté est avant tout une réponse défensive à ce que la relation réveille : dépendance, vulnérabilité, perte de contrôle, exposition émotionnelle. Ce n’est ni un défaut moral, ni un manque de maturité. C’est un point de butée psychique, corporel et relationnel.
Et tant que ce seuil n’est pas reconnu, la répétition s’impose. Les histoires changent, les partenaires aussi, mais le point de rupture reste le même : celui où aimer commence à toucher quelque chose de trop vivant, trop risqué, trop engageant.
La vraie question n’est donc pas faut-il rester ou partir ? Cette question est souvent posée trop tôt.
La question qui est plus transformatrice (et qui dérange davantage) est plutôt celle-ci : suis-je capable de rester présent à ce que le lien réveille en moi sans immédiatement chercher à m’en protéger ?
C’est là que commence la liberté réelle. Pas celle qui coupe. Pas celle qui anesthésie. Non. Celle qui permet de rester sans se perdre et de se relier sans s'enfermer.
Lorsque cette capacité se construit, le couple cesse d’être un champ de tension entre besoin d’air et peur de l’attachement. Il peut devenir un espace de transformation, parfois exigeant, souvent inconfortable, mais profondément vivant.
Et ce travail se fait difficilement seul.
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Bibliographie
- Audibert, C. (2018). Les blessures d’attachement. Paris, France : Payot.
- Bowlby, J. (2014). Attachement et perte. Vol. 1 : L’attachement (trad. fr.). Paris, France : Presses Universitaires de France. (Ouvrage original publié en 1969)
- Boszormenyi-Nagy, I., & Spark, G. M. (1973). Invisible loyalties: Reciprocity in intergenerational family therapy. New York, NY : Harper & Row.
- Crépault, C. (2015). Le désir amoureux. Montréal, Canada : Éditions de l’Homme.
- Giddens, A. (2004). La transformation de l’intimité. Sexualité, amour et érotisme dans les sociétés modernes. Paris, France : La Rouergue.
- Guédeney, N., & Guédeney, A. (2018). L’attachement : concepts et applications. Paris, France : Elsevier Masson.
- Héril, A. (2019). Femmes désirées, femmes désirantes. Paris, France : Albin Michel.
- Illouz, E. (2012). Consommation de l’utopie romantique. Paris, France : Gallimard.
- Minuchin, S. (1979). Familles en thérapie (trad. fr.). Paris, France : Éditions du Seuil.
- Noël, J.-F. (2020). La peur d’aimer. Paris, France : Albin Michel.
NeoSoi - Dr Céline BERCION - psychologue sociale et systémique, thérapie de couple et sexothérapie - Bordeaux et visio
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